26/11/2005

Cinémaaaaaah !

Wow, on peut dire que le cinéma nous gâte depuis quelques semaines. Entre le dernier Woody Allen, le Cronenberg, le retour de Valérie Lemercier, les nouvelles aventures du sorcier Harry et même, dans le registre animé, un Tim Burton et le Wallace & Groomit, il y a de quoi s'y perdre. D'autant que, semble-t-il, aucun de ces films ne soit franchement mauvais, bien au contraire. Comment choisir dans ces conditions ?
Hier, j'ai décidé de faire confiance à une autre sortie de la semaine, un nom moins connu mais pas tout à fait anonyme quand même. Crimen Ferpecto (le crime farpait) est l'oeuvre d'Alex de la Iglesias, venu tout droit du gore ! L'histoire se passe dans un centre commercial, principalement au rayon "vêtements pour femmes". Sur ce territoire, Rafael (photo à droite) est intouchable : séducteur et vendeur-né, il joue de son élégance en toutes circonstances jusqu'à ce que ... vous verrez bien.
C'est parfois le cas quand un réalisateur d'un genre extrême passe à un long métrage classique : il se soucie peu des règles immuables du cinéma grand public, perturbe les conventions, il fait un usage limite de ses acteurs, de ses décors, etc. Il se permet tout, ou presque, et quand ça passe, on assiste parfois à la sortie d'un petit chef d'oeuvre. C'est le cas ici. Dès le début, on est pris par la liberté de ton et de facture que s'autorise de la Iglesias. D'emblée, on comprend que le pilote de cet ovni cinématographique flirte avec une certaine folie, synonyme de liberté. On sait que ce film ne sera pas vraiment comme les autres. C'est véritablement le cas. Quand on rit, et ça arrive très souvent, ce n'est pas un rire 'Woody Allen", un rire "Chabat" ou "Lemercier", c'est un rire à part, franc, un tantinet incréduble par moment. Je ne vous en dirai pas plus ici, mais je vous recommande chaudement cette heure 43 d'un bonheur tout en surprises !

11:06 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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