31/01/2006

Carrie knows good sex...

Je suis tombé sur sex and the city il y a plus ou moins deux ans et je me souviens avoir accroché rapidement. Le décors new-yorkais, omniprésent, l'Appel touch, l'ambiance cool-cocktail, tout ça rendait agréables les considérations gentiment philosophiques de Carrie et celles, beaucoup moins platoniques, de Samantha. En gros, quatre filles dans le vent se demandant pourquoi, the fuck, il est si difficile de trouver l'âme soeur dans une ville de 10 millions d'habitants. Pas de quoi réveiller Hugues Dayez mais pas mal foutu quand même.

Des mois plus tard, c'est -à-dire hier soir, je suis tombé sur la rediffusion d'une des premières saisons de la série, merci Plug. Très soudainement, dès les premières secondes, je me suis vomi dessus ! Non, j'exagère... mais seulement un peu. Quelle conne cette Carrie ! Ca fait cinq ans au moins qu'elle se pose la même question : Qu'est-ce que l'amour, est-ce possible ? Mais elle, Carrie, elle ne se contente pas de la poser sa question, elle te l'écrit en long et en large, elle te la paraphrase, elle te la retourne, elle change aussi quelques mots de temps en temps, les remplace par des synonymes, puis par d'autres, puis top : 46 minutes ! Basta, suite au prochain épisode. Mais suite de quoi ? C'est peut-être ça la vraie question... Parce que nous, on le sait très bien qu'elle peut pas se trouver de mec, Carrie. Sinon ce serait ipso facto la fin de la série. Ben oui, vous pensez que ça nous amuserait de suivre les folles aventures de deux jeunes mariés en pleine phase "chouchou, minou, pupuce, mamour" ? Du coup on sait très bien qu'elle est condamnée à la solitude et aux p'tits coups glanés par-ci par-là. Je reviens donc à ma question : à quoi ça sert, Sex and the City ?

Ca sert à fantasmer. Ben oui, sur Samantha pour sa propension à l'orgasme et sur Carrie ... parce que, putain, moi aussi aussi je veux bien gagner sa thune en torchant 20 lignes sur des thèmes aussi instructifs que : "Si les hommes avaient leur règles, les femmes boiraient-elles de la chope ?" ou encore "les micropénis sont-ils un frein à la passion amoureuse ?" En plus, au cas où les questions métaphysiques n'intéresseraient pas assez la masse, les concepteurs de la série ont entrecoupé ces thèses savantes de scènes de shopping compulsif (et gratuit... on voit rarement la couleur d'un dollar dans sex and the city) ou de réunion bouffe-branchée où tout est visiblement délicieux et aussi calorique qu'un demi tic-tac (on appelle ça un "tac").

Bref, j'arrête ici en soulevant une crainte. N'avez-vous pas vous aussi l'impression de croiser de plus en plus de Carrie Bradshaw ? Et pas seulement sur le net, ca se répand jusque dans la file du Delhaize...

- Allo Cindy ? C'est Sandy. Dis je sais pas quoi faire pour vendredi, y a Pat' qui m'invite au ciné mais tu vois, je sais pas, j'me dis que ça fait seulement 4 ans que c'est fini avec sa copine... Je sais pas, j'ai peur qu'il pense encore à elle, je sais pas... Quoi ? Non, je crois qu'il ne l'a plus revue depuis trois ans... Je sais pas... Oui, elle vit au Perou.. Mais tu vois, j'ai pas envie de brusquer les choses... Je sais pas, et puis, mes nouvelles shoes sont sales et je sais pas quoi me mettre si on va au ciné... Puis, j'me trouve grosse, j'ai encore mangé tout une pomme hier soir pour souper... Pffffff, c'est compliqué, je crois que je vais rompre avec Pat'... Quoi ? ben non, préventivement... Je sais pas, j'angoisse... j'ai l'impression que c'est encore un mec super prise de tête !

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30/01/2006

La mondialisation, c'est le partage !

La mondialisation, c'est bien plus qu'un concept économique, c'est aussi et surtout un prolongement de nos valeurs chrétiennes de partage, d'amour et de compatissance. Oh, c'est facile de plaindre, devant nos télévisions, ces pauvres russes qui se débattent avec des températures dépassant le - 50°. Mais voici que depuis quelques jours, un léger vent d'Est force notre empathie !

Alors que nos amis emmitouflés n'ont pas d'autre choix que de booster leurs vieux chauffages, nous n'en avons guère non plus en nous ramassant tout leur CO2, à cause précisément de ce mesquin vent d'Est. Cumulée à la notre, cette pollution tend à affoler tous nos spécialistes surveillant la qualité de l'air. A Charleroi et Liège, l'indice est au plus mal, et le réchauffement de l'air à haute alttude prévu pour ce mercredi rendra l'évacuation de cet air sale pratiquement impossible. Conseil de nos journaux télévisés : éviter tout effort physique à l'extérieur, ralentissez votre rythme, envisagez de porter le masque blanc made in Japan, ...

Quand l'Est se les gèle, l'Ouest se met à tousser...

Ca c'est la mondialisation, la vraie !

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Les comiques du métal

On aurait tort de penser que les gros businesseux qui font notre monde ne prennent plus leur pied qu'à table. Dans le métal, par exemple, les pontes du secteur se livrent à de petits jeux d'intimidation particulièrement amusants. Ben oui, à partir d'un moment, quand vous êtes très riches, acheter 12 fois la rue Neuve du plateau de Monopoly, ça devient un peu répétitif ! Le nouveau jeu s'appelle : "tu l'achètes, je t'rachète et j'te pète"

D'un côté, on a Arcelor, ayatollah du métal en Europe. Arcelor veut s'aggrandir, conquérir de nouveaux marchés, s'enrichir. Il a déjà raté une belle occasion de se positionner en Asie, il ne peut pas manquer son immersion en Amérique du Nord ! Pour cela, une solution en or : racheter Dofasco, géant canadien qui représente pour Arcelor une porte grande ouverte sur le marché américain. Apprenant les intentions d'Arcelor, son petit concurrent allemand, ThyssenKrupp, décide de contre-attaquer et fait une meilleure offre à Dofasco. La partie commence !

Le coude-à-coude dure près d'un mois. D'un côté, Dofasco n'aime pas particulièrement les méthodes agressives d'Arcelor, il ne fait donc rien pour évincer Thyssenkrupp. De l'autre, ce dernier fait le maximum pour faire monter les enchères mais finit par manquer d'argument cash, il doit se résoudre et craque. Victoire d'Arcelor par K.O. Une belle partie...

Mais au moment où les spectateurs se préparent à rentrer chez eux et à chercher ailleurs un nouveau match à suivre, rebondissement ! Mittalsteal, leader mondial incontesté du métal frappe à la porte, tranquille :

- Salut, moi c'est Mittal, j'aimerais bien jouer aussi.
- T'as rien à voir là-dedans, Mittal, dégage, j'ai déjà gagné !
- C'est à dire que ça me fout un peu mal que tu rachètes Dofasco. J'aurais préféré que ce soit Thyssenkrupp tu vois ? Il est plus petit, il me gêne moins quoi...
- J'ai joué, j'ai gagné et je t'emmerde.
- Ben oui mais là, tu deviens lourd, mec. Tu m'fais de l'ombre, tu vois ....
- T'as qu'à apprendre à vivre avec ça, Mittal ! Chasse-toi d'ici ...
- Tu comprends pas ?
- Comprendre quoi ?
- Ben le numero 1, c'est moi, tu m'parles pas comme ça, le nain !
- Bon, qu'est-ce tu veux Mittal ?
- Toi, Ar', j'te veux toi ! Je veux te racheter ! Tu sens pas l'odeur d'une grosse OPA, là ?
- Quoi ? Mais t'es con ou quoi, je viens à peine d'acheter Dofasco, je m'apprête à squatter le marché ricain, m'emmerde pas quoi, franchement.
- Ben justement, Ar', si j't'achète maintenant, j'évite les risques...
- Mais euh...
- Et, Ar', je t'ai pas encore dit la meilleure !
- Quoi ?
- Ben voilà, dès que j't'aurai acheté, dans quelques jours, je vais revendre Dofasco à Thyssenkrupp !
- Kaïïïïe ! Mais pourquoi ?
- J't'explique : Dofasco m'emmerdait un peu. Quand j'ai appris que tu voulais le racheter, je me suis dit que tu devenais un concurrent gênant mais qu'au moins tu me débarassais du Canadien. J'ai donc attendu que tu règles l'affaire. Maintenant que c'est fait, je t'achète toi, tu vas te faire fout.. fondre dans MON empire et je restitue Dofasco à Thyssenkrupp, le gentil nabot qui m'est donc redevable et n'empiètera pas sur mes intérêts. Tu captes ?
- J'me suis fait...
- Baiser, exactement.
- Kaïïïïïe !


Vainqueur Mittal. Pas de revanche prévue pour l'instant, Mittal n'a plus un seul adversaire !

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26/01/2006

Le co-voiturage

En ces jours où la "citoyenneté" est devenue un concept et l'écologie un impératif, comment critiquer le co-voiturage ? Je vais vous montrer ...

On connaît le principe : partager sa caisse pour polluer moins, réduire les embouteillages, payer moins (encore faut-il que votre "co" participe). Mais on sait moins ce que ça implique concrêtement ! Résumons brièvement.

D'abord, il s'agit d'une activité extrêmement matinale. Pour moi, c'est carrément la première action du matin (je déjeune au boulot voyez-vous). Et, comme je vis seul, cela peut faire 12 ou 13 heures que je n'ai plus parlé à personne. Ceci pour vous situer le piteux état mental qui est le mien à cette heure scandaleuse, au cas où le post précédent n'aurait pas suffit à vous éclairer. Bref, j'ai droit à 1 minute de solitude béate mais frisquette dans ma corsa avant l'arrêt et début de mon calvaire.

Ma "co" est charmante, là n'est pas la question. C'est juste qu'on se connaît à peine (trois jours) et qu'elle se sent probablement obligée d'être causante, histoire de se montrer sympathique et dynamique. Personnellement, j'ai toujours trouvé suspectes les personnes hyper-actives avant 10 heures du mat'. Donc, elle parle. De tout, de rien, surtout de rien, et avec une voix si fluette qu'elle m'oblige à quasi couper ma radio si je veux l'entendre. Il est bien clair que je ne VEUX pas, mais que je n'ai pas vraiment le choix : moi aussi je suis sympathique, bordèle de merde. C'est précisément LE noeud du problème : le co-voiturage force la sympathie. Or, s'il y a bien une chose qui ne se force pas, c'est la sympathie. Avez-vous déjà observé une personne crapuleusement antipathique faire un gros effort sur lui-même pour paraître un rien plus sympa ? C'est pathétique et les effets obtenus sont généralement catastrophiques (mais très drôles). Du coup, on cause...

Le trajet idéal, c-à-d sans la neige et sans les automobilistes-snowboarders, me prends grosso modo 45 minutes. Comptez une bonne heure quart ce matin. Ce qui veut dire que désormais, chaque matin, ma première tâche consistera à tenir le crachoir pendant près d'une heure avec une personne que je connais à peine et qui, mot après mot, s'avère être ma propre antithèse.

Comme la photo, vous me direz que c'est une question d'humeur et de culture. Oui, peut-être, mais je doute que la photo ait été prise à 7h du mat et puis je vous rappelle que je roule en Corsa, faut pas tout confondre ! Soit, j'admets que le co-voiturage est une véritable nécessité écologique comme tant d'autres et je suis décidé à m'y resoudre... quand tous ces connards du Dakar et d'ailleurs le feront aussi !

10:01 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Avant le co-voiturage, c'est déjà la merde

Bon, ce matin, sans prévenir (ou alors discrêtement), la neige s'est invitée à Liège. Comme tous les autres matins, je suis sorti de chez moi mécaniquement (je rêvais encore, probablement de ces lutteuses topless présentées hier sur la RTBF par ce petit lubrique de Defossé), j'ai obliqué à gauche pour rejoindre ma caisse et soudain, pffft, j'ai vu ma jambe droite se tirer toute seule vers la route. 'Tain, ça glisse ti (le matin, on est soi, liégeois, bourru, fatigué d'abuser des bonnes choses).

Il m'a fallu trente bonnes secondes à fixer le sol avant de me reprendre : tu es à la bourre, grouille. J'accélère le pas, longeant les murs pour éviter le verglas... pas de voiture ! Rebelotte : trente secondes de concentration intense."Ok, on vole pas mal de bagnoles en Outremeuse mais es-tu bien certain de l'avoir garée ici hier ?" Demi-tour rapide mais prudent et hop, je me retape la rue dans l'autre sens tout en confondant, dans un demi-sommeil tiède, ma Corsa et le cheval de Zorro, un ptit coup de sifflet... ce serait si simple.

J'enfourche ma monture, je me dis que c'est gagné, la journée peut commencer. Meeeeeerde ! C'est aujourd'hui mon second jour de co-voiturage et, sur base de l'éxpérience d'hier, je vais en chier .... En plus, avec la neige, le trajet va prendre des plombes. Vite, trouver un sujet de conversation !

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25/01/2006

Aimer détester la RTBF

Hier, la RTBF diffusait le troisième épisode de "7eme ciel Belgique", sa nouvelle série auto-produite, 100% belge. Sur le Forum du télémoustique, les commentaires gagnent en excitation : du traditionnel "scandaleux" au "merci à la RTBF pour ce bon moment passé devant cette série", il y a du révolté, du mièvre, de l'intello, du creux, du très creux, du tordant... un forum quoi. Comme je suis certainement l'anti-cible visée par cette série, je ne vais pas me lancer dans une critique malhonnête, d'autant que j'ai zappé très rapidement. La question que je me pose, c'est faut-il systématiquement cracher sur la RTBF ?

Quoiqu'elle fasse ou s'abstienne de faire, la RTBF sera nécessairement critiquée. Par exemple, il lui suffit d'oser produire une série de fiction (ce qu'elle navait plus fait depuis des années) et de se donner les moyens de le faire (c-à-d d'éviter une austérité trop commune sur la 1) pour que déjà - 3 épisodes, c'est peu ! - on se mette à calculer combien de films des Dardennes ont aurait fait pour le même prix, combien de personnes supplémentaires ont aurait pu engager en se limitant à la co-production... A croire qu'il existe en Belgique 9,999,999 Belges qui savent exactement comment redresser la RTBF.

Lire un fan de Seinfeld expliquer qu'il trouve la série belge à pleurer me fait sourire. A quoi s'attendait-il ? Est-ce que j'irais demander à un chasseur s'il lui arrive de verser une larme devant le jardin extraordinaire ? Franchement...

Le problème de la RTBF serait peut-être dans sa propre nature : une chaîne publique. Et nous, Belges, quand on entendrait "chaîne publique", on ne pourrait s'empêcher de comprendre "chaîne pour moi". On se tromperait ! Ca, c'est pour bientôt, mais sur Belgacom TV !

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24/01/2006

Euh... 42

Je déteste l'E42 depuis que je la connais. Etroite, inégale, défoncée, surpeuplée, dangereuse, ... L'E42 est la pire manière de commencer ou de terminer sa journée; c'est pourtant le lot d'une ribambelle de belges, plus ou moins disciplinés, qui chaque soir intègrent la lente procession cahotique entre Mons et Namur, entre Namur et Liège, et ainsi de suite.

Il ne faut pas chercher la cause de ce foutoir très loin, elle se trouve là, tout près de nos rétros, sur la bande de droite. Les camions, poids lourds, super lourds, pénibles et dangereux, bruyants et polluants aussi. Oh, ils ne sont pas vraiment responsables, faut bien qu'ils bossent aussi, mais s'il vous plaît qu'on m'explique :
- Pourquoi il n'existe aucune législation interdisant aux camions de dépasser pendant les heures de pointes ? C'est le cas chez nos voisins.

- Pourquoi la seule autoroute traversant la Wallonie et devant accueillir navetteurs, convois scolaires, poids lourds nationaux et internationaux, les hollandais et les allemands (pas dangereux du tout non plus eux...) visiblement pressés de rentrer chez eux... Pourquoi l'épine dorsale de notre wallonie n'a-t-elle que deux misérables bandes bien souvent dans un état pitoyable (en raison priécisément des milliers de camions quotidiens) ?

Evidemment que ça coûte très cher de réparer les routes et autoroutes du royaume,
on reconnaît d'ailleurs une province riche à son bitume.
Bien sûr que c'est toute la Wallonie qui gagnerait à se doter d'un réseau routier un rien plus décent. On cesserait peut-être d'assister à des dépassements fanatiques, à des changements de bandes soudains pour éviter les ornières ou les cassures de la route. Les Allemands seraient peut-être moins pressés de quitter ce pays, les Hollandais auraient moins le loisir de squatter l'unique bande fréquentable, la gauche bien sûr.


Et pendant ce temps, le circuit de Francorchamp fait peau neuve. God bless Wallonia !

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11/01/2006

Le Nord et le Sud

Les problèmes communautaires m'ont d'abord fait marré, puis ils m'ont saoûlé et là, ils vont finir par me faire désespérer de ce pays. Le moindre détail local ou fédéral, économique ou social est aujourd'hui une bombe communautaire en puissance. J'en ai plein le dard.

Qu'on ne se trompe pas, Van Cau ne s'est pas reposé durant ces dernières semaines, il a bossé ! En fait, il s'est probablement dit : "ok, je suis grillé comme ministre-président ! Si je reveux un boulot, va falloir que je me l'invente". Aussitôt dit, aussitôt fait, il nous revient avec un "plan" pour la Wallonie. Un concurrent de Marshall ? Pas du tout ! Cette fois, il s'agit d'un plan d'action pour la Wallonie dans le cadre du prochain pugilat avec la Flandre. Si nous voulons éviter de nous faire plumer par le Nord en 2007, il vaut mieux se préparer et se serrer les coudes maintenant. C'est en substance le discours du Van Cau nouvelle mouture.

Au même moment, au Nord...

L'insupportable Rick Daems quitte la table politique. Oh, pas de fausse joie, c'est certainement temporaire (même Ducarme revient!)... Daems, c'est le mec qui s'adresse aux wallons via la presse avec moins de tact encore que le Block : "bon, les nazes, personne vous a jamais appris à voter ou quoi ? Vous allez m'envoyer péter ce Parti Socialiste fissa si vous ne voulez pas vous retrouver tout seul comme des cons avec vos dettes. Faut pas demander à la Flandre d'aider un peuple qui se saborde lui-même". Oui, c'est évident, Ricky n'aime pas le PS, il ne l'aime pas du tout.

Sauf que...

Sauf que Ricky est amoureux. Amoureux d'une dame qui travaille pour le PS, une wallonne pure souche quoi! Pas de quoi réveiller Dewinter allez-vous me dire ! Et bien non, pire. Au VLD, tomber amoureux d'une socialiste francophone constitue une faute suffisamment grave pour imposer la démission du fautif. Daems fait son AraKiri politique lui-même, voici quelqu'un qui connaît l'importance de son erreur !

Conclusions

1. Mises côte à côte, les attitudes de Van Cau et du VLD font l'effet d'un avertissement : le pire est à venir.
2. Ce n'est pas parce qu'on peut être fier de notre surréalisme qu'il faut l'ériger en principe politique !
3. Les socialistes wallonnes ont peu de goût en matière de mec (Par pitié, Arena, fais gaffe !)

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10/01/2006

Bonne année


- Bonne année 2006 !
- Vraiment ?
- Ben, c'est ce que je vous souhaite en tout cas.
- C'est gentil ça ! Vous pensez vraiment qu'elle sera bonne ?
- Elle commence sans tsunami, on peut pas se plaindre.
- Ben oui mais la grippe aviaire là, en Turquie, c'est moche hein !
- Oui, c'est moche, mais il paraît que tout est sous contrôle. L'europe a même félicité Ankara !
- Ah bon, alors... C'est parce que je pensais qu'il y avait deux mort, puis on a parlé de 14 contaminés et d'enfants qui jouent avec des poulets morts. Je me disais, c'est sans doute dangereux, non ?
- De toutes façons, avec ce qu'ils ont fait produire de tamiflu, on ne risque pas grand chose.
- de quoi ?
- c'est le médicament contre la grippe. Ils en ont fait produire plusieurs tonnes ils y a des mois.
- Des mois ? Ils savaient déjà ?
- Non, mais imagine que l'épidémie se répande vraiment, on allait manquer de tamiflu
- Ben oui, c'est normal.
- Ben oui.
- On ne risque rien alors, si tout le monde a produit du tamiflu !
- Non, c'est seulement Roche qui en a fait produire des tonnes il y a des mois, avant qu'on ne parle d'épidémie dans les médias. Comme ça, après, ils avaient déjà gagné assez pour permettre aux autres de fabriquer aussi le médicament
- ?
- !
- Ben comment ils savaient si tôt ?
- Ils spéculent
- Sur les épidémies aussi ?
- Il faut croire, oui.
- !
- Allez, bonne année.

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