27/02/2006

une bête question

Hier soir, à la télé, je suis tombé sur une rediff du weekend sportif dans lequel ils reparlaient des matchs truqués. De nouveau, le micro fut tendu à quelques joueurs, analystes et à un membre de la ligue belge de foot. C'est ce dernier qui m'a le plus intéressé.

Pour la ligue, donc, aucune liste de joueurs présumés coupables n'existe à ce jour ! Les hauts dirigeants prétendent attendre le verdict du juge Verstreken avant de se prononcer clairement sur l'affaire. Pourtant, tous ces hommes qui font partie de la ligue sont d'anciens joueurs, entraineurs, des vieux routards du foot quoi. Ces types-là connaissent forcément les vérités obscures du foot de l'intérieur; d'ailleurs, la plupart d'entre eux étaient là bien avant l'arrêt Bosman, c'est -à-dire au moment où l'on était encore plus libre de faire n'importe quoi en terme de gestion de joueurs, d'équipes...

Ma bête question est la suivante : comment ces "parrains" du foot pourraient-ils ignorer ne serait-ce que la moitié des pratiques frauduleuses qui jalonnent l'histoire du foot belge ? Comment ces anciens joueurs, dirigeants, ayant eux-mêmes trempés dans le milieu à une époque où l'on trichait déjà allègrement (mais vraiemblablement pour des raisons différentes) peuvent-ils aujourd'hui jouer les effarés dans les affaires actuelles ?

Un sentiment de foutage de gueule généralisé plane... Quant à moi, je ne vois plus qu'une solution pour sauver le peu d'intérêt qu'il me reste pour ce sport : que le standard soit champion pardi ! Mais là aussi... je doute.

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23/02/2006

L'énigme PLUG TV !

Si la finalité de la chaîne PLUG TV est bien sûr de faire du fric, je reste très perplexe quant à sa cohérence globale. Avez-vous vu la dernière pub de la chaîne pour elle-même dont le leitmotiv est "complètement Plug!" ? lls diffusaient un erzats de making off il ya deux jours. Contre toutes attentes, la pub est vraiment pas mal : visuellement riche, très imaginative, je risquerais même une allusion au surréalisme de Lautréamont à l'époque de sa "recontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection", tant l'imaginaire est mis en avant dans les différents spots. Ce que j'essaie de dire, c'est qu'à travers ces pubs, Plug se crée une image extrêment intéressante et alléchante, exactement celle qu'elle nous promettait à son lancement : quelque chose de décalé et d'explosivement créatif ! C'est évident, une chaîne qui ose de tels spots me donne directement envie d'en savoir plus sur elle.

Attiré, je me rends donc sur le site de Plug pour découvrrir leur grille horaire. Au programme : Mon incroyable fiancé (émission TF1 > très alternatif !), un panaché de michaël Young (Ses films font des millions d'entrées, ça c'est du contenu en marge !), Plug by Night (agenda des soirées beaufs par le très cultivé David Antoine !), tous leurs programmes musicaux (soit de la promo tonitruante réservée aux artistes si gros qu'ils n'en ont franchement pas besoin. Grosso modo : Madonna et Robbie Williams, point barre), le Jean Barbera Show (dont le concept consiste à regarder l'émisison tout en se tapant la main sur le genoux en s'écriant : "mais quel blaireau ce mec-là!" en parlant bien sûr du présentateur dont l'unique sujet de prédilection n'est autre que Philippe Risoli) et, enfin, toutes les séries américaines payées par la grande soeur TVI et dont il fallait retirer du lot "Friends" (qui a été retirée), South Park (dont ils diffusent à présent de vieux épisodes vus et revus) et éventuellement Six Feet Under pour ceux qui aiment...

Il y a donc une couille (si vous me permettez) entre ce que l'image de Plug évoque et ce que Plug diffuse. Une grosse... Ce qui est dommage, c'est que je connais quelques personnes qui bossent sur Plug : une présentatrice, un monteur ... et, croyez-moi, ils sont bons. Quand durant le making off; Olivier (animateur et directeur artistique de la chaîne) sort : "c'est le meilleur spot identitaire que j'aie vu", je suis assez d'accord avec lui parce que c'est tristement révélateur de l'époque, de la chaîne et du public qu'elle vise : tout dans la forme et peu, très peu dans le fond... Quand je vous parlais de culture de masse !

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22/02/2006

Notre sainte démocratie

Mon professeur de latin était un homme étrange et réservé qui déplorait en silence l'époque actuelle (qu'il faisait commencer en 1789), lui qui connaissait si bien les époques passées. Un jour, après le cours, il eut des propos qui me choquèrent profondément. Il m'ouvrit les yeux sur la vraie nature d'une chose que je considérais naturellement comme parfaite : la démocratie. Aujourd'hui, ses mots se sont embrumés dans les marais de ma mémoire mais la question, elle, est restée : notre démocratie est-elle si parfaite ? Le mal que les hommes se sont donnés pour l'imposer suffit-il à ce qu'elle ne soit jamais remise en question ?

Le modèle démocratique repose sur le droit de vote universel aboutissant à la formation d'une élite gouvernante représentative, une superbe réussite sur le plan théorique ! Dans la pratique, le politicien a désormais l'obligation de convaincre et de plaire. Il va donc consacrer au moins une année à préparer son élection, à se rendre crédible... Dans notre société, cette préparation porte davantage sur leur physique que leur programme, mais ce n'est pas leur faute : ce sont nos critères qui ont changé. Je suis sûr que la plupart d'entre eux préfèreraient bosser leurs idées plutôt que leur brushing.

Le système démocratique, en pratique, n'a pas pu ignorer la perte des valeurs qui s'est abattue sur l'Occident durant le dernier quart du xxème siècle. Il l'a intégrée dans son fonctionnement naturellement, insidieusement. Parce que nous sommes moins fidèles qu'avant, la démocratie encourage le clientélisme; parce que les politiciens nous doivent leur futur, la démocratie en fait des pantins "sexy"; parce que le peuple décide et que les entreprises financent, la démocratie invente "le gouvernement violet" !

Un jour, il faudra arrêter de trop respecter la démocratie et reconsidérer la question sur un plan pratique. La démocratie, dans sa forme actuelle, empêche les vraies questions d'être posées et les vrais problèmes d'être solutionnés. Dire que la masse au sens large se dégénère ne me semble pas méprisant, il suffit de voir le succès de l'extrême droite; prédire une contamination totale du système démocratique due au désintérêt croissant de cette masse pour la chose politique est sans doute prématuré. Mais je pense que vous avez compris le fond de ma pensée ...

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Les 50 ...

Ils seraient donc maintenant 50 ! Cinquante joueurs de D1 à avoir été mêlés de près ou de loin aux matchs que les journalistes persistent à appeler "SUPPOSES truqués". Evidemment, les noms n'ont pas été divulgués pour la bonne et simple raison que des grands clubs riches sont maintenant concernés, pour ne pas dire inquiétés. Le nom d'Anderlecht a été cité ce matin, mais il ne doit pas être le seul.

Dans le même temps, Gilbert Bodart (entraîneur à La Louvière et auteur de l'excellent : "les gens qui accusent les Loups d'avoir truqué des matchs sont jaloux de notre avant-dernière place au classement") démissionne. L'excuse du jour est plus sobre : "non, je fais ça pour ma famille qui est salie depuis des semaines à cause de cette histoire". C'est ce qui s'appelle un innocent bien peu décidé à se battre !

Là où ça risque de se compliquer, c'est quand Proto (gardien d'Anderlecht et des diables rouges, ancien de la louvière et joueur de Pietro Allata, ouvrier principal de tout ce bordel) va être entendu par la commission cette semaine. C'est à ce moment que nous saurons ce que l'on peut attendre de notre foot. Imaginez : notre championnat, même truqué, ne brille pas par sa fulgurance offensive (il y aura toujours des exceptions), mais qu'est-ce que ce sera si on nettoie tout ça ? Finis les matchs à rebondissement, les 3 buts inscrits en 10 minutes à la fin d'un match, les gardiens qui cèdent subitement leur place à de trop jeunes remplaçants, les maladresses drôles des défenseurs distraits ..

En 2007, le foot sera belge sera propre... mais super chiant !

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21/02/2006

La violence est humaine, les bambins ont bon dos !

Aujourd'hui, un commentaire chez Armand posait la question de la violence au cinéma, aime-t-on ou n'aime-t-on pas ? Le problème est probablement ailleurs.

Reprenons Kubrick et son Orange Mécanique. Le finalité de ce film, sa question principale, porte sur la violence humaine : comment elle s'exprime, où elle conduit mais surtout comment peut-on la combattre si nous le pouvons vraiment. Et enfin, ne sommes nous pas plus cruels encore quand nous la combattons... Comme je ne pense pas que l'homme, cet animal, puisse honnêtement nier son penchant intrinsèque pour la violence, je crois que s'intéresser à la violence comme composante de notre propre humanité est un acte d'utilité publique posé par le réalisateur (et l'auteur, Burgess). Si Kubrick parvient en plus à poser les vraies questions avec un style ahurissant et une pertinence qui va bien au-delà de la bande son, il réalise un chef d'oeuvre : une oeuvre intemporelle par son propos et historiquement située par son style. Or faut-il jetter une oeuvre aux ordures seulement parce qu'il heurte notre conception enjolivée de l'homme ?

Chez Kubrick, même l'excès de violence est calculé, il est nécessaire à la dernière partie du récit qui est l'endroit où les vraies questions se posent, l'endroit où la violence change de forme pour mieux nous... ouvrir les yeux ! Je serai toujours fermement opposé à toutes les raisons ronronnantes qui voudront que "ça n'a rien à faire sur nos écrans de télé". Toutes et une en particulier : "pensez aux enfants, s'il voyaient ça". Mettons un frein à notre mauvaise foi si c'est encore possible:

1. On ne peut censurer des artistes uniquement parce que des parents n'ont plus assez d'autorité sur leur enfants pour leur interdire de regarder la Télé.
2. Le film de Kubrick, comme tous les autres qui utilisent la violence pour parler de l'homme, ne sont pas réservés à une élite quelconque. Même pour les jeunes, ce film sera compréhensible et bénéfique à condition qu'il soit accompagné d'un commentaire assez éclairé.
3. S'il vous plaît, qu'on arrête de considérer toutes les productions comme égales sous prétextes que tous les goûts sont dans la nature. Orange mécanique est un chef d'oeuvre que tout le monde pourrait (j'écris "pourrait" en pensant "devraient") étudier, "Baise-moi" - au même titre les films purement fight hollywodiens - est une merde aphone car sans message. L'un éveillera une conscience, l'autre l'endormira à jamais en développant un réflexe de consommateur face au cinéma.

S'il n'y a qu'une chose qui puisse aider les jeunes à s'intruire et avancer au lieu de reproduire ce qu'ils voient sur leurs écrans, c'est un minimum d'esprit critique. L'angoisse, c'est de constater combien d'adultes en manquent encore cruellement.

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17/02/2006

Chut, ça va aller...

Mardi soir, question à la Une était consacré au plan Marshal avec une question qui fleure bon l'impertinence d'un certain Defossé : La plan Marshal peut-il sauver la Wallonie ? Comme toutes les bonnes émissions répondent toujours aux questions qu'elles soulèvent et comme "Quesiton à la 1" est une bonne émission, nous n'allions pas tarder à être fixés.

En donnant largement la parole à Alain Destexhe (MR), Defossé et les siens orientaient déjà le débat : le plan Marshal allait en prendre pour son grade ! Pour rappel, Destexhe a clairement trouvé son créneau en politique : dire tout haut ce que tout le monde sait mais se refuse à dire, genre : "la wallonie va mal, j'ai des chiffres qui le prouvent" ou "le plan Marshal ne peut fonctionner tant que les dépouilles du pouvoir seront partagées entre copains du même bord" etc. Vous imaginez bien qu'à ce rythme-là, on allait pas resortir du reportage indemne, c'est qu'il y va fort Destexhe.

Et puis, surprise, on apprend que l'émission (déjà plusieurs fois reportée à une date ultérieure) sera bien programmée ce mardi mais dans une version légèrement revue, c-à-d amputée. Amputée de quoi ? Ben notamment de deux interventions de Destexhe dont une séquence d'une minute tournée au sénat durant laquelle le libéral détaille le réel problème de mal-gouvernance (le copinage etc) wallon. Or le reportage avait été validé dans sa première version par les producteurs de l'émission, il fallait donc chercher le censeur ailleurs, dans son bureau. Jean-Paul Philippot, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'expliquera aujourd'hui sur le pourquoi de ces "cuts" intempestifs même s'il a déjà déclaré que : "dans sa forme originale, le documentaire chargeait abusivement le PLan M."

Ce que je me dis, c'est que tous les intervenants du reportage ont eu le droit de visionner le film avant sa diffusion et que si ce dernier y allait un peu sévèrement avec le plan, ça a du sérieusement en énerver certains (on devine qui). Je n'ai aucun problème à imaginer les coups de téléphone qui ont fusé chez JP Philippot : 'Tu ne vas pas laisser passer ça ! C'est scandaleux ! On ne va quand même pas tirer sur le dernier atout de la Wallonie avant même de l'avoir joué ..." Du coup, JPP, qu'est-ce qu'il peut faire ? Ben, sans Elio, pas grand chose justement... (souvenons-nous qu'il attend notamment du PS une mesure qui autorisera davantage de pub sur la rtbf), donc il a coupé !

Qu'on laisse une chance au Plan, ça me semble essentiel. Qu'on recadre de temps en temps Destexhe, ce n'est pas mal (il y a des vérités qui, vraiment, enveniment davantage la situation qu'elles ne la soignent), que l'administrateur général de la télévision publique soit attentif à cela, je suis toujours ok. Mais que cet administrateur censure une émission qui a reçu l'aval de ses producteurs et, surtout, qu'il feigne de porter seul la responsabilité de cette décision, c'est un peu fort ! Vous pensez vraiment que l'idée de sucrer Destexhe vient de lui, seulement de lui ?

12:05 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Scoop

Un post matinal pour une info capitale : Paris Hilton a un sosie ! La malheureuse s'appelle Nathalie Reid et cela fait plusieurs mois qu'elle développe un business juteux en se louant lors de soirées jet set en tant que sosie de PH (neutre, tellement neutre). Là où je me marre, c'est quand j'apprends que Nathalie se fait payer entre 750 et 2000 € pour une représentation standard, entendez : venir à la soirée, sourire, saluer, sourire, boire du champagne, sourire, manger un peu mais pas trop, sourire puis partir. Un salaire 10 fois inférieur à ce que réclame Paris-la-vraie pour le même exercice.

Je pensais que "people" était un métier sans risque, avec une relative sécurité et des avantages clinquants... Alors que pas du tout ! Paris, maintenant, elle est grillée. C'est vrai, prenez deux vases identiques, bien galbés, doux au toucher, lisse à souhait, l'un signé made in USA, l'autre aussi, vous prenez lequel : celui à 2,000€ ou celui à 20,000€ ? Du coup, je ne vois que deux formes de retraite possibles pour Paris :

1. Retour chez mum 'n dad, se reposer '(après un tel coup dur, vous pensez bien) puis devenir le visage souriant de la chaîne Hilton. Pourquoi pas ?

2. Persévérer et renvoyer l'autre naze dans l'anonymat. Comment ? En se différenciant. Comment ? Ben, comme Paris est plutôt fan de son physique, il va falloir que le changement soit d'ordre mental... ou -oserais-je ?- intellectuel ! Imaginez qu'elle commence à lire un bouquin de temps en temps ...

09:32 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

16/02/2006

La règle de l'escalade


Je viens de découvrir la réaction palestinienne aux caricatures danoises. Aussi inutile qu'affligeante. Je savais que le principe "oeil pour oeil" était toujours très vivace dans certains milieux, je découvre aujourd'hui que certains principes sont plus forts que tous les traités de paix au monde. Parfois, quand je vois à quelle stade élevé d'absurdité certains leaders palestiniens et israéliens ont élevé le principe d'escalade à toux prix, j'aurais envie de clore ce débat une fois pour toute. Qu'ils s'escaladent mutuellement si c'est ainsi qu'ils veulent vivre !

Il y a des pays, là-bas, où l'on aimerait que certaines minorités débarassent la scène politque. Il y a d'autres pays, ici, où l'inverse ne ferait pas de tort. Allez comprendre ...

11:39 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Culture














QUESTION : que peut-on encore attendre des média qui composent leurs émissions culturelles exclusivement autour des cadeaux promotionnels qui sont envoyés à leur rédaction ?

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15/02/2006

Je ne comprends pas...

Bon, qu'on se la joue à la française en élisant "le plus grand Belge de tous les temps" ne m'indispose pas plus que ça, même si l'auto-promo n'est pas vraiment une culture nationale. Soit, la RTBF avait décidé qu'il y aurait un plus grand belge, il fallait donc en choisir un, c'est-à-dire en présélectionner 10.

Je n'ai pas envie de jouer le jeu des éternels "indignés" - concept à la mode sur ce blog - d'ailleurs je me suis tu jusqu'ici... mais quand même. Le père Damien, Brel, Eddy, Poelvoorde... que des mecs bien dans le fond, quelques superstars même ! Mais est-on à ce point ignorant de tout que l'on se permette d'oublier Toots Thielemans ? Le gars qui tout jeune accompagnait déjà Dizzy Gillespie à la guitare, celui qui est devenu l'ami d'Amstrong, de Miles Davis et de tous les autres, l'Harmoniciste majuscule du jazz ?

Je sais, à l'échelle de la misère humaine, c'est très peu de chose. N'empêche, la Belgique est une terre de musique rare et je me demande parfois si nous ne sommes pas les seuls à l'ignorer.

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Ciao !

IL y a deux ou trois semaines, un vendredi, je l'entendais retracer sa vie sur les ondes de la Première. Et quelle vie ! Darry Cowl a forcé la porte du cinéma au culot, en bluffant littéralement Guitry, en faisant de l'improvisation son emprunte, sa marque. En 1957, "Le triporteur" ( J. PInoteau) le propulse au sommet, définitivement se dit-on, tant la popularité de Cowl est impressionnante. Il tourne avec les meilleurs, impose son style, son "zozotement". Bien entendu, les meilleures biographies sont toujours un brin chiadées, la sienne ne fait pas exception.

Joueur invétéré, Cowl fera pour une fois comme tous les autres : il s'endettera sévèrement. Dans l'urgence et le besoin, il renflouera les caisses en tournant quelques monuments de ce que le cinéma français compte de plus naze, des films dont tout est à jetter, à l'exception peut-être de l'un ou l'autre titre : "Poussez pas grand-père dans les cactus", comme titre, m'a toujours fait marrer.

Darry Cowl est un artiste qui ne se résume pas facilement ; sa carrière de comédien a sans doute occulté celle de pianiste, même s'il accompagna les jeunes Brel, Brassens et Aznavour. Quand à sa vie d'artiste, lui seul savait dans quelle mesure elle n'était qu'un masque posé sur sa frustration originelle, peut-être la pire de toutes : Son père, probablement distrait, féconda une autre femme que sa mère. Cette dernière, préférant sauver l'honneur de la famille allait simuler une grossesse (avec coussins sous le pull etc) jusqu'à ce que le bébé se sorte enfin du corps étranger et regagne la petite famille Cowl. Horrible séparation pour la mère biologique et acceuil plus que forcé pour la mère factice, voilà ce qui s'appelle commencer sa vie dans de sales draps.

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14/02/2006

SPA & Ecolo : Two points

Alors que les socialistes wallons sont occupés à "décriminaliser" l'usage du cannabis, la gauche flamande, elle, débarque avec une proposition qui a eu le mérite de secouer tout notre petit monde politique. Leur idée : réduire progressivement l'effectif de l'armée belge et préparer ceux qui reste à intégrer une armée européenne.

Pour l'instant, on ne connaît pas encore les proportions que devrait prendre cet écrémage mais déjà, le nord et le sud s'agitent, s'indignent, s'insurgent ou presque. Tous sauf écolo... Ce qui m'ennuie un peu car je voudrais que ce blog ne porte aucune couleur, n'en ayant pas pas moi-même, mais bon, là, difficile de faire autrement, je dois une fois de plus leur dire bravo !

Au moment où nous en voulions tous à Bush d'envahir l'Irak, nous avions été obligés d'admettre que prôner la paix quand on a pas les moyens de se battre (ou de se défendre) était un peu trop simple. La question d'une armée européenne s'était reposée. Ne serait-ce que pour être crédibles, nous avons besoin d'une force internationale organisée. Pour être crédible, oui, mais aussi pour que nos armées nationales cessent d'être un gouffre financier dont l'utilité reste pour moi un mystère. Mises au service de l'Europe, nos armées ne peuvent qu'être plus utiles, c'est l'avis du SPA et d'écolo. Les autres partis ayant rapidement fait le calcul de leur amis et de leurs intérêts dans le business militaire, l'affaire donc devrait traîner... jusqu'à la prochaine.

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08/02/2006

Réchauffement clima quoi ?

Un ami rentre des Etats-Unis. Là-bas aussi, c'est l'hiver. Là où il était, il y avait un peu de neige sur le bord des routes, parfois quelques dizaines de centimètres, rien de sibérien. Par contre, pas la moindre emprunte de flocon sur la route, ni même un petit givre de saison, nada.

Il s'est renseigné, on lui a répondu que là-bas, on chauffe les routes ! Oui oui, c'est un réseau d'eau chaude qui circule sous la chaussée. Sans doute un rien trop européen, il a demandé si ce n'était pas un peu exagéré comme mesure vu le réchauffement climatique. Comme réponse, il a reçu un très naturel : "c'est toujours mieux que de devoir mettre ses chaînes pour rouler en voiture" !

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Suite : Trop bon ou trop con ?

Y-a-t-il eu trucage ? Sincèrement, quand on entend la précision des accusations, quand on lit les déclarations de joueurs à qui on a proposé des sommes juteuses en échange d'une contre-performance programmée, on demande à revoir les images ! On les a revues ce lundi soir dans Studio 1 et il faut avouer que certaines ont presque le poids d'une preuve tant les "maladresses" défensives semblent révélatrices. Que dire des trois buts encaissés en moins de 20 minutes (par la Louvière) récemment alors qu'en Chine ou en Turquie, des sommes irrationnelles avaient été misées sur une défaite des loups... par trois buts d'écart. Cela ressemble furieusement aux matchs truqués mis à jour en Europe de l'Est ou au Moyen Orient : même escalades des paris, même avalanche de buts, alignement du gardien réserve pour d'obscures raisons ("c'était son premier match, on ne peut pas lui en vouloir d'avoir pris trois goals en 15 minutes")...

De lourdes accusations auxquelles, à la Louvière, on répond avec une simplicité dont on ne sait si elle relève de la bonne foi naïve ou de la bêtise coupable. Gilbert Bodart, coach : "C'est un règlement de compte, des gens jalousent les bons résultats des loups". Rappelons que la Louvière est en 16ème et antépénultième position au classement, à 1 petit point des deux clubs relégables, un place extrêment enviable, Gilbert. Quant au président, Filippo Gaone, il se borne à ne "rien savoir". Pour lui, "La Louvière est un bon p'tit club familial, où tout n'est pas parfait mais bon, il ne faut pas exagérer hein, quand même"... Ca, c'était son système de défense sur la RTBF. On a du lui dire que c'était un peu léger alors il a écrit une lettre sur le site du club (http://www.raal.be) : "conservant toute notre confiance en Maître Denis, nous lui demandons d'entreprendre toutes les démarches en justice pour protéger les intérêts du club".

Là, il exagère ! C'est vrai, avec sa bonne gueule du terroir, difficile de savoir si Gaone est réellement niais (à ce stade, plus de naïveté possible) ou s'il s'agit d'une stratégie pour se dédouaner. Quoiqu'il en soit, charger un avocat accusé dans l'affaire de faire la lumière sur toute l'histoire, ça ressemble à du "footage" de gueule en plein ! Quelle crédibilité peut-on accorder à ce tandem, franchement ?

Je suppose que nous en saurons plus dans quelques jours. En attendant, je pense à Luciano D'Onofrio, le bienheureux. Dans une affaire de mots tels que : foot wallon, pratiques mafieuses, arrangements sous la table... son nom n'a pas encore été cité ! Ca doit être la première fois qu'il ne se retrouve pas d'emblée à la table des accusés d'office, et pas toujours à tort ceci dit. Le foot était le plus beau des jeu, il est rapidement devenu le pire des sports.

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Foot mafia

Pour avoir grandi dans un village où les matchs du dimanche ont rapidement supplanté les exercices de foi d'un curé bien seul, je ne me suis jamais fait d'illusion sur les pratiques qui sous-tendent le monde du foot. Voir un petit club fonctionner, ça vous ouvre les yeux sur un monde où les problèmes les plus complexes sont résolus à la buvette, après sa fermeture. Qu'il s'agisse de l'improbable gestion des primes de match, des recrutements de dernière minute dans les réseaux mafieux les plus louches ou des transferts négociés à l'intimidation, le foot a des méthodes que la morale ignore.

Avec le battage actuel autour de La Louvière et les affaires, innombrables, qui ont toujours sali le foot pro, il faut se rendre à l'évidence : de la 4ème provinciale à la première ligue, ce ne sont pas les pratiques qui changent mais bien la manière dont on les dissimule. Revenons une seconde sur le cas "La Louvière".

Dimanche, le magazine de la VRT "Panorama" fait éclater au grand jour une affaire pourtant larvée au fond des rédactions depuis un moment. Des matchs seraient truqués en Belgique, notamment à La Louvière, au Lierse, on a même entendu le nom de Bruges. Notre foot étant loin de faire fantasmer les amateurs étrangers, il semblerait qu'il se soit recyclé dans une vaste entreprise d'entertainment pour Chinois parieurs. Parmi les accusés, Chris Benoît (dir. Sportif LaLouvière), Gilbert Bodart (coach LaLouvière), Me Denis (avocat LaLouvière), des joueurs , des gardiens, ... Toutes ces infos viennent principalement d'une source anonyme qui sait tout mais ne peut rien prouver. Depuis ce matin, cette source a un nom : Eric Thomas, amateur de foot ayant des relations dans le milieu...

A suivre...

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07/02/2006

Nous aimons nous indigner

Hier, j'ai compris que je n'allais pas réussir à passer à côté de l'"affaire Mahomet". C'est sans doute naïf mais j'avais espéré, au début, que cette histoire ne dépasse pas le stade de l'anecdote. C'est vrai, qu'est-ce qu'on a finalement ? Principalement, un dessin où les mots du prophètes, les mots qu'on retrouve généralement sur son front, sont ici inscrits sur une bombe. Première remarque : comme trait d'esprit, on a déjà vu beaucoup plus fin !
Ensuite, on a l'indignation de la communauté musulmane. Bon, l'indignation on peut comprendre, elle m'aurait semblée tout aussi évidente même de la part d'un peuple moins religieux. Ceci dit, la question d'Yves Calvi hier sur France Deux de savoir si "l'Islam n'est pas une religion un peu susceptible ?" ne m'a semblée ni bonne ni impertinente. C'est vrai qu'aujourd'hui, sitôt qu'un débat touche de près ou de loin à l'Islam, chaque intervenant enfile ostensiblement plusieurs paires de gants.
Je ne crois pas que l'Islam soit plus ou moins susceptible que telle ou telle religion, l'indignation n'est le propre d'aucun culte. La vraie formulation - qui est aussi plus provocatrice - aurait donc été : "les musulmans sont-ils susceptibles ?". Personnellement, je trouve que cette question, anodine sur ce blog, eut été plus couillue hier sur le plateau de Mots Croisés. Peut-être aurait-elle conduit à une notion que le débat actuel évite soigneusement et qui touche à l'incroyable vitesse des communications de nos jours.

Quand un journal danois publie cette caricature du prophète, à peine avons-nous le temps d'apprendre que les musulmans de Copenhague se sont sentis blessés que ce sont ceux de Beyrouth qui s'expriment sur nos chaînes de télé. D'un acte local, géographiquement liliputien, nous créons un débat mondial, transculturel et multi-confessionnels. Il y avait trois ou quatre avis divergents en présence, nous en sommes à plusieurs centaines à présent. Chaque sensibilité, chaque culture, en fonction de son histoire et de son actualité propre, va réagir différemment à cette caricature. A Bruxelles, capitale du compromis et de tous les arrangements possibles, les musulmans ont défilé pacifiquement. A Beyrouth où la guerre s'est presqu'auto-inscrite dans la culture locale, les mots et les gestes ont été bien plus durs. Mais est-ce vraiment étonnant ? Ne sommes-nous pas simplement aveugles ? Pourquoi s'étonne-t'on aujourd'hui de l'irrationnelle ampleur qu'a pris le débat quand tous les média se sont astreints à le porter sur les places publiques de chaque continent ?

Je trouve qu'il y a quelque chose de malhonnête dans la manière dont cette histoire est traitée par la presse ou du moins dans l'indignation dont celle-ci fait preuve. En tous cas, je regrette notre hypocrite incompréhension devant ce qui se passe : si nous craignions d'entendre les voix musulmanes les plus extrêmes s'exprimer, fallait-il porter ce débat d'ordre politique et démocratique sur les estrades d'un pays où le religieux et le politique ne sont qu'une seule et même chose ?

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06/02/2006

Conclusions

Bref, la seconde saison de Lost est différente de la première. La résumés des épisodes précédents sont plus long, plus fréquents et y sont intégrés quelques éléments neufs qui ralentissent l'évolution de l'intrigue. C'est frustrant mais pas non plus révoltant. La saison dernière, je m'étais dit que le succès des premiers épisodes avaient provoqué un remaniement de l'intrigue afin de l'étaler sur deux saisons. Cette fois, j'ai peur qu'ils nous arrosent des quelques révélations inutiles afin de nous tenir en haleine...
Si je m'étais tapé les pubs habituelles entre les 5 épisodes hier, vu l'état d'abandon total dans lequel vous scotche la série, je me serais probablement arrêté ce matin pour acheter un litre de Coca sans trop savoir pourquoi, comme par nécessité : "Aujourd'hui, j'aurais bien besoin d'un coke, moi !"... Comme quoi, TF1 n'a pas le monopole de la lobotomie télévisuelle à des fins commerciales, n'en déplaise à Le Lay. Quant à moi, je n'ai juste pas à me vanter...

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LOST 1

Parfois, je me dis que l'homme est fait pour être manipulé ! Ou en tous cas, qu'il possède en lui toutes les caractéristiques du pantin facile, corps et coeur ouvert à n'importe quel marionnettiste.
Hier, ma petite G. m'annonça fièrement qu'elle détenait les 5 premiers épisodes de la saison II de LOST, la série d'aventure-suspens-philosophico-para-méta-physique. Série dont j'avais consommé la saison I en deux nuits, soit 25 fois 40 minutes presque que sans respirer. J'accueillis la nouvelle avec une certaine circonspection : Oui, c'est une bonne chose dans le sens ou j'ai failli m'exiler après m'être rendu compte que le 25ème et dernier épisode de la saison 1 ne résolvait aucune énigme, loin de là ! Ca fait donc près de 6 mois que j'attends la suite, que l'on me dise, foutre dieu, ce qui se cache sous cette trape métalique en pleine jungle ! D'un autre côté, j'avais prévu d'avancer sur d'autres choses et la perspective de confier mon dimanche pm aux scénaristes d'une série américaine, quelle qu'elle soit, reste une chose peu évidente pour moi.
Parfaite dans son rôle de tentatrice, G. me lança un très mielleux :" installe-toi à ton ordi et fais ta musique, je te passerai les dvds un autre jour si tu veux" ... Tout ça en insérant le-dit disque à deux mètres de moi. Le temps de rouler une clope en marchant vers mon clavier, s'échappa de la télé le traditionnel : "Previously, on LOST...", sorte de résumé bruyant des épisodes précédents. N'ayant pas de feu, j'amorçai un demi-tour en direction du salon. Erreur.

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03/02/2006

Travailler moins !

Restons dans le thème des grandes contradictions actuelles. Les gens qui bossent se plaignent de n'avoir plus de vie. Les heures supplémentaires sont devenues d'une banalité telle que plus personne ou presque ne les prend en compte (à moins évidemment de les accumuler à l'extrême). Au fur et à mesure que la semaine avance, les visages dans les villes se ternissent, les rides tombent, le moral périclite. La fatigue est devenue la raison principale de nos manques et de l'aigreur qui se répand à une vitesse folle. De moins en moins de gens se posent encore la question du sens de leur vie, du sens de leur rythme de vie, sachant très bien qu'un constat honnête les obligerait à revoir sérieusement leur mode de fonctionnement. En attendant, les visages palissent et les humeurs en pâtissent...

Pendant ce temps, sur l'autre rive, la masse des chômeurs s'épaissit constamment. L'oisiveté entraîne presque systématiquement quelques tendances à la dépression, lesquelles ne font que renforcer l'oisiveté. A tel point qu'il devient difficile de savoir si c'est l'inactivité qui nous déprime ou la déprime qui nous paralise !

Allez, un petit calcul : si tous les belges (dont le travail le permet) passaient à 4/5ème de leur horraire actuel, combien d'emplois créerait-on ? Et qu'on ne vienne pas me dire que ce n'est pas viable financièrement : en retranchant 1/5ème de votre brut, vous passez presque nécessairement dans la tranche salariale inférieure et vous êtes donc moins taxé. Au final, en net, la différence est minime, asolument dérisoire si l'on pense à ce qu'on gagne : du temps et la liberté de l'occuper librement ! Sans parler de ce qu'on fait gagner aux autres, sur l'autre rive.

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Silence, Albert !

Une des raisons de mon amour pour la Belgique, c'est qu'on est jamais à une contradiction près ! Par exemple, vous souvenez-vous des débuts d'Albert II ? Les commentaires portaient le plus souvent sur le rôle avant tout symbolique du roi, sur la cohésion qu'il pouvait apporter au pays. Tout le monde s'accordait pour dire que la royauté belge était avant tout un rempart contre l'effilochement fédéral et les assauts séparatistes balbutiants. Grosso modo, on demandait au roi de rester en vie et de se montrer de temps en temps, c'était ça "le rôle symbolique".

Aujourd'hui, le séparatisme n'est plus seulement qu'une mini-veine crasseuse de l'organisme "Belgique", c'est une solution à part entière, étudiée de près et envisagée aussi par des partis démocratiques. L'envie d'autonomie, embryonnaire il y a quinze ans, est devenue obsessionnelle chez beaucoup de gens.

Dans ces conditions, le roi ne pouvait plus remplir sa mission de cohésion par ses seules apparitions muettes à telle ou telle occasion. Le roi (et son fils) allait devoir parler ! Et que pouvait-il bien dire ? Ben justement, que l'unité de notre pays est plus que jamais ce qui doit nous préoccuper, que les tentatives récurrentes au Nord de diviser le pays sont anticonstitutionnelles donc punissables, etc. Donc, en gros, le roi a joué son rôle. Comme Philippe l'avait fait il y a quelques mois en attaquant la veine nationaliste flamande.

Quelqu'un peut-il m'expliquer en quoi ce discours mérite un tel débat ? Les mots d'Albert n'ont gercé les tympans que de ces même nationalistes, je ne vois pas pourquoi leur offrir une occasion supplémentaire de s'exprimer comme ils savent le faire : bruyamment et rageusement, ce qui ne manque jamais de plaire à une certaine masse. Comme l'écrivait Marc Moulin : Faut-il faire le lit de l'extrême droite plus souvent qu'elle ne s'y couche ?

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02/02/2006

Ma liberté s'étend partout autour de ma BMW !

Ce matin, alors que je grimpais dans ma flying Corsa pour aller bosser, je me suis rendu compte qu'une autre voiture m'empêchait littéralement de bouger. Elle, une BMW clinquante, se tenait tout contre le flan de ma voiture, qui semblait directement 10 ans plus vieille. Dans le quartier liégeois où j'habite, ces situations sont courantes : une maman pressée de dropper son moutard à la crèche, un distrait qui a oublié un truc chez lui, .. Bref, des arrêts de deux minutes qui n'ennuient personne. Au contraire, c'est une façon d'échanger quelques mots avec un autre gars du coin. J'ai attendu 20 minutes. A la 10ème, je me suis forcé à ne pas maudire tous les conducteurs de BMW : "allez C., reste cool, tu sais qu'ils ne sont pas tous pareils, tu le SAIS...". A la 15ème, je n'y pensais plus tout, trop occupé à retenir mon pied qui trottait tout seul vers la carrosserie (scandaleusement impeccable) d'à côté avec des intentions difficilement avouables ici.

Finalement, j'ai du faire déplacer trois camionnettes de la commune pour pouvoir manoeuvrer sur le trottoire et m'en aller bosser. Quelques centaines de mètres plus loin, j'ai retrouvé ma co-voitureuse toute givrée le long de la route. Elle a grimpé dans l'auto, elle a écouté mon récit et a conclu : "putain, ces mecs en BM, tous des connards !". Nous qui manquions de point commun ...

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01/02/2006

Petite pensée pour Steve

Oui, une petite pensée pour Steve (sic) qui s'est tapé des centaines de blogs ici et ailleurs pour poster son commentaire, toujours le même, pour nous inciter à nous rendre sur un site et uploader des vidéos sur nos blogs. Allez, Steve, COURAGE MEC !

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Belgacom vous emmerde, il est plus fort que vous !

Début janvier, je reçois un mail de Belgacom m'invitant à jouer à un jeu sur leur site. Cela fait plus d'un an que j'ai arrêté de m'énerver à chaque mail que je reçois d'eux, même si j'ai demandé douze fois déjà d'être retiré de leur base de données.

Sans réfléchir, je me suis laissé glisser jusqu'à leur jeu ; un père Noël tient un cadeau qu'il peut balancer à tous moments n'importe où. Vous, vous êtes une main pourvue d'une boule de neige (commandée par la souris) et il vous suffit de balancer la boule au vol sur le cadeau. C'est vachement compliqué parce qu'on a pas la moindre idée d'où va partir le cadeau (souvent droit sur vous!). Vous ne disposez que de trois tentatives et, pour en gagner davantage, vous devez donner à Belgacom l'adresse email de vos amis. Un ami = une boule.

Avant de lancer ma première boule, j'insultais déjà Belgacom : c'est carrément impossible votre jeu de merde ! J'ai tapé ma boule au hasard le plus complet.... et j'ai michté le cadeau ! Oh yeaaah ... Du coup, un pop up se pointe me disant que j'ai gagné un ADSL fast click, que je le recevrai dans la semaine, à l'unique condition que je leur fournisse sur le champ : nom, prénom, adresse, tel privé, la totale quoi... C'était il y a un mois.

Je sais que je ne le recevrai jamais et finalement je m'en fous un peu. Ce que je ne digère pas, c'est de m'être fait baisé une fois de plus par Belgacom. Cette boîte s'assure un monopole qui lui autorise les pratiques les plus infâmes. Quoiqu'ils fassent, les gens ne pourront se passer de Belgacom, enfin de leur réseau cablés . Il a suffit que le petit monde de la téléphonie belge papillonne un peu pour que B. investisse dans la TV du futur. Ces gens vous abreuvent de pubs et de spams ? Vous ne pouvez rien y faire ! Ils vous obligent à donner des infos sur vos proches pour accéder à leur jeu ? Vous n'avez aucune alternative. Vous arrivez par chance à gagner à leur jeu ? Ils n'en ont rien à secouer, vous pouvez toujours courir derrière votre cadeau. Enfin, vous souhaitez leur écrire un mail pour savoir ce qu'il en est, au juste, de cet ADSL fats click ? Un mail ? Vous rigolez ou quoi ? POur ce genre de requête, Belgacom n'a pas d'adresse... pour quoi faire ? Par contre, eux connaissent tout de vous.

Belgacom a des méthodes de pédophile : parce qu'elle est plus grande et plus forte que vous, uniquement pour ça, elle vous ment pour mieux vous baiser, elle vous baise et puis s'en va... Et soyez sûrs qu'elle reviendra !

11:49 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (77) |  Facebook |