28/04/2006

Pour ceux qui aiment...




Pour ceux qui aiment ça - et c'est loin d'être une obligation, au contraire !- le calbutejournal est de retour. Suffit de cliquer sur l'image.

15:59 Écrit par le temps passe, le reste reste. | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

25/04/2006

chut !
























Aujourd'hui me semble être une excellente occasion d'appliquer l'un de mes préceptes favoris :

QUAND ON A RIEN A DIRE, ON SE TAÎT !




photo : http://photosvolees.canalblog.com/images/chut.jpg

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18/04/2006

Aïe, c'est Pâques !

Quelques commentaires ci-dessous réclament un sujet polémique pour faire suite au précédent. Je n’ai pas pour habitude de m’exécuter aussi facilement mais j’ai une excuse : le sujet qui suit me vrombit dans les tympans depuis vendredi soir, tard, à l’heure d’une des dernières retransmissions du JT. Je me sépare aujourd’hui de cette réflexion dans un haut-le-cœur de soulagement : disséquez-la si elle vous inspire, moi, elle m’a foutu le cafard. Tout a commencé par ces mots : « En ce Vendredi Saint… » !

En ce Vendredi Saint, donc, les processions se sont multipliées à Jérusalem et partout ailleurs. Des Palestiniens chrétiens (ça existe) se sont joints aux différents « cortèges » simulant un après-midi de Passion, les races se sont mélangées, fondues, lamentées ou réjouies, selon les cas, c’était Pâques, avec ses interminables commémorations … comme chaque année !

Comme chaque année, des pénitents de plus en plus nombreux ont aussi escaladé des collines en se flagellant, encouragés par des hordes de chrétiens extatiques. D’autres, et ce n’est pas nouveau, se sont fait littéralement crucifier, je veux dire avec des clous au milieu des paumes de la main, au centre des pieds joints, avec juste deux cordes au bras pour éviter que le corps se déchire au moment de relever la croix ! Pour les acclamer, les encourager ou les plaindre simplement, des centaines de touristes se mélangeaient aux croyants : des asiatiques nikonisés, des Allemands soiffards à l’œil mi-subjugué, mi-horrifié, tout ce que le monde peut compter de voyeurs et d’esprits gores tentaient de se fondre dans la grande nappe de fidèles.

C’est quand même fascinant de voir le succès vertigineux d’une religion articulée en grande partie autour de la notion de douleur physique. Certes, le Christ a souffert, et beaucoup avec ça, l’époque n’avait rien d’archaïque en matière de mise à mort ignoble. Acceptons même qu’il ait crevé de douleur pour nous, pêcheurs de la pire espèce, que ce charpentier ait cloué sa vie à une planche pour nous permettre de survivre aux ébats fruités de nos aïeuls lubriques, Eve et Adam… Fallait-il vraiment le remercier en vouant un tel culte à la souffrance du corps ? En focalisant la mémoire collective sur la dimension laborieuse, pénible et douloureusement humiliante de sa mort, lui le dieu d’amour ?

Si beaucoup de chrétiens, aujourd’hui, ont pu dépasser la stricte conception rédemptrice de l’existence du Christ, leur religion n’en demeure pas moins, à sa source, un flirt ambigu entre la promesse d’une « after » insouciante et d’un présent embourbé dans les pulsions coupables du corps humain. Encore ce corps, synonyme inévitable de tentations ou de douleur, suspect dans sa nature même par les Saints Ecrivains d’une foi parfois mauvaise.

Le fruit de cette réflexion d’actualité a la forme d’une question, c’est presqu’une habitude ici. Comment une religion dont on sait qu’elle ignore ou méprise scrupuleusement le corps et ses possibilités hédoniques (non-reproductives) a-t-elle le succès qu’on connaît ? Comment tant d’hommes et de femmes ont-ils pu accepter toutes les abominations avérées d’une église ne les reconnaissant même pas dans leur entièreté physique ? Pendant si longtemps…

Sans doute en croyant fort, très fort, tellement plus fort que moi !

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13/04/2006

Missing : un tout petit peu de charisme !

Loin de moi l'envie de médire gratos, mais quand même ! Que se passe-t-il à la RTBF ? Ce matin, j'ouvre le télémoustique, je feuillette et j'en arrive naturellement à la page des 20 meilleures audiences télé de la semaine passée. Les résultats, invariables depuis près d'un an, parlent tout seul : sur ce top 20, RTL se classe 16 fois, TF1 2 fois et la RTBF 2 fois (à la 4e et à la dernière place), tel est l'état du PAB.

Non, ne me dites pas que le service publique n'a pas pour mission de concurrencer TVI, que la qualité primera toujours sur la quantité, que la RTBF ne doit pas se focaliser exclusivement sur la dimension populaire de ses programmes... On sait tout ça depuis longtemps et ce n'est pas l'objet de ces quelques lignes. Penchons-nous plutôt sur l'information, domaine publique s'il en est un, et constatons que la RTBF séduit entre 150 000 et 200 000 Belges de moins que sa consoeur sur un total d'environ 650 000 pour RTL TVI. C'est énorme, tellement gros que cela mérite une question : Philippot et ses conseillers connaissent-ils le principe des castings ?

Je ne prendrais que l'exemple d'Eric Boever, l'un des présentateurs récurrents des JTs de la RTBF. Qu'est-ce ce gars fait devant une camera ? D'abord, il est aussi charismatique qu'une moule au prozac : sourire crispé, gestuelle moite et regard flasque... Qu'il s'agisse du dernier skud sur Bagdad ou de la sanctification de la Saint-Torè par l'UNESCO, Boever adoptera une intonation inégalable de maladresse et d'excitation ridicule. Chaque phrase est engagée par une expiration poussive, comme si le fait de hurler les trois premières syllabes de chaque phrase allait nous aider à comprendre qu'on vient de passer à un nouveau sujet. On est pas des boeufs, franchement !!! Et puis, c'est quoi cette façon d'ordonner les sujets traités ? Un peu de proximité, je comprends, mais on ne va quand même se mettre à concurrencer RTL sur ce terrain-là aussi quand même ? Sans parler de son absolue dévotion aux chiffres. Eric Boever semble fasciné par le nombre de morts, quels qu'ils soient, d'où qu'ils proviennent, il adore. D'ailleurs, il ne manque jamais de les assortir d'un petit récapitulatif soigné des nombres de blessés graves et légers, un pur soucis d'exhaustivité je présume. Vous allez me dire qu'en cela il est loin d'être le seul. C'est vrai, c'est une constante dans tous les JTs mais regardez bien la manière. Là où chez d'autres ces nombres interviennent comme une information annexe au sujet principal, Boever, lui, fait de ces chiffres-là la clé de son info, la cerise sur le gateau de son petit spectacle quotidien. Je trouve ça détestable, inutilement raccoleur, décevant.

Eric Boever est un brave type, ça se voit tout de suite. La preuve, il ne supporte pas boucler son JT sur une note tristounette, il a un truc pour ça. Le truc consiste à nous pondre une petite feinte tout les soirs, juste avant de nous dire au revoir. Le problème c'est que lui-même ne semble pas parfaitement convaincu de son potentiel comique, si bien que je termine chacun de ses JT les mains sur le visage, gêné pour lui, pour moi, pour tous les belges qui assistent à ses bides crispants.

Loin de moi l'envie de médire gratos, rappelons-le, Boever n'est qu'un exemple facile illustrant la politique gentiment contestable de la RTBF en matière d'info. La perte de terrain croissante de la chaîne publique en terme d'audience devrait je trouve être l'occasion d'initiatives plus couillues en terme de présentation. Il suffit de voir le style efficace de Tanguy Dumortier dans le 12 minutes sur la Deux pour s'apercevoir que le renouveau peut payer. L'info sans cravatte, c'est un pas vers l'avant, mais tout ne dépend pas toujours de l'habit, l'exemple Boever le rappelle cruellement. Oser un ton plus "moderne", plus actuel, ne peut pas nuire au paquebot péquenot qui nous sert de télé publique... Faut croire que l'info peine à arriver dans la tour cossue du commandant.

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11/04/2006

"Ta gueule sale juif"... la nouvelle pédagogie !

Je fais partie des fervents amateurs de South Park, ce dessin animé-ricain post-Simpsons dont Plug fait mine de nous abreuver en diffusant par-ci par-là quelques épisodes périmés. L'histoire se passe dans une petite ville paumée du Colorado, région où les beaufs US semblent s'être tous donné rendez-vous afin d'ériger leur non-ambition en religion d'état. Dans cette ville où les adultes s'abrutissent à grands coups de chopes ou de dictons puritains, quatre enfants tentent de venir à bout d'aventures démesurées auxquelles, visiblement, ils sont les seuls à comprendre quelque chose (les adultes sont toujours d'une bêtise consternante dans South Park).

Ces 4 enfants s'appellent Stan, Kail, Kenny et Cartman. Kenny, c'est facile, il meure aussi souvent que possible dans des conditions qui poussent les scénaristes à redoubler de créativité gore. Stan, c'est le ptit mec bien. Ses parents sont des gros cons naïfs mais lui parvient à garder un regard juste et modéré sur le monde de crétins qui l'entoure. Kail, c'est pareil, sauf qu'en plus il est juif, avec une famille archétypale pratiquante... ce qui ne poserait aucun problème s'il n'y avait pas Cartman, le connard majuscule. Cartman est un condensé détestable des tares de l'époque : il est obèse, omnipotent et tyranique avec sa pauvre mère, il excèle dans les raccourcis à deux balles, ce qui en fait notamment un néo-nazi tout à fait crédible. Je vous passe ici les personnages secondaires absolument croustillants dont fourmille la série, ils valent tous la peine d'être découverts avec un oeil vierge.

Ce qui me motive à vous parler de South Park, c'est que je me suis souvenu hier qu'il s'agissait d'un dessin animé, c-à-d un programme pour enfants, dont la phrase la plus récurrente est quand même : "ta gueule sale juif !" Phrase prononcée ad nauseum par Cartman à l'attention de Kail, cela va de soi pour tous ceux qui suivent un peu. Cette phrase, rappelons-le tout de go, est à la hauteur des insultes proférées à l'encontre de cette série par d'innombrables associations de prévention, de protection, d'éducation, d'évangélisation et dieu sait quoi encore au monde. South Park déchaîne des sentiments contraires et extrêmement virulents ; grosso modo, on adore ou on déteste. Personnellement, j'adore. Mais j'ai 26 ans... C'est une précision importante. Ca signifie, par exemple, que je ne vais pas aller jouer à "ta gueule sale juif" avec mes potes à la récré. Ca signifie aussi que je ne vois pas en Cartman le gros cop' marrant que j'aimerais avoir après les cours mais seulement le piteux résultat d'une politique d'entertainment stérile - car décérébré - propre à l'Occident. Une nuance importante je trouve.

J'ai longtemps pensé que tout le monde était capable de faire la part des choses, de comprendre par exemple que Cartman est l'anti-héro typique et non pas un quelconque modèle à suivre. Aujourd'hui, quand j'entends des tout jeunes ados s'auto-affirmer bruyamment dans la rue, quand j'entends leurs arguments, le machisme de base qui les caractérise parfois, quand je constate que ces jeunes sont capables d'engloutir d'une traite douze clips de gangsta rap à la sauce gang bang sans jamais passer par la case "second degré", j'ai des doutes. Des doutes sur leur capacité à remettre certains comportements en perspective, des doutes sur leur faculté à critiquer leur sacro-sainte télévision. Est-ce une raison pour censurer certains programmes ? Evidemment que non. Le jour où les oeillères des uns empêcheront les autres de voir large, ce jour-là je me ferai ligaturer les trompes. Ah non, on me dit que ce n'est pas possible...

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05/04/2006

Publicité non-mensongère !








Je comptais me laisser guérir coolos de cette crapuleuse infection pulmonaire qui me colle au lit depuis trois jours, récupérer sans me tracasser, laisser tomber la fièvre avant de me concentrer et écrire. Mais ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur une publicité d'une honnêteté aussi déstabilisante que celle de la DH qui surplombe nos blogs en ce moment.

Que dit-elle ? " La DH pour 0,55€ par jour + une ménagère 24 pièces en cadeau. PAS DE QUOI FAIRE LA FINE BOUCHE !" Autant dire : "pour 0,55€ par jour et un cadeau pour bobonne, tout le monde est prêt à lire de la merde!" J'imagine d'ici l'agence de pub mandatée pour la création de cette banderole en plein brainstorming : "Et si on se foutait ouvertement de leur gueule, vous pensez qu'ils s'en rendraient compte, les clients ?" Ou alors, mais c'est moins probable, le rédac' chef du canard s'est mis à culpabiliser et tente à présent d'expier. Et des raisons de culpabiliser, croyez-moi, il en a, le Michel.

Vous vous souvenez peut-être de leur Une montrant Gilbert Bodart en super gros plan, format A3, les yeux barrés par un rectangle noir comme un truand notoire. Bodart venait de parler des matchs truqués à la juge Vertsreken, il n'avait pas encore eu la moindre chance de s'exprimer publiquement pour ne pas nuire à l'enquête et déjà, la DH en faisait un Dutroux bis ! Ensuite, il y a eu le nom des joueurs associés aux affaires de trucages par la DH, des joueurs salis sans raison, sans la moindre preuve, des carrières avortées uniquement pour faire monter la sauce donc les ventes du journal. Pendant des semaines, la DH a écoulé des centaines de milliers de journaux grâce aux matchs truqués et ça sans la moindre info valable (si ce n'est celles déjà diffusées partout ailleurs). Depuis lors, les rédactions sportives plus sérieuses du pays ont sérieusement condamné les méthodes sulfureuses du Voici belge de la presse écrite sportive afin de préserver leur crédibilité. Ceci pour dire que la DH racle vraiment les bas-fonds de ce qui entoure le sport ! (et je ne parle même pas du photo-montage, ce 1er avril, mixant Conceicao et des lamas... un humour d'une subtilité rare ! Hergé est sans doute toujours mort de rire lui aussi)

Je ne crois pas que cette publicité soit volontairement honnête mais elle montre au moins très bien la philosophie de la Dernière Heure : la meilleure publicité sera toujours le racolage primaire (et, si nécessaire, mensonger) sur la première page, une bonne grille de mots fléchés et un gros cadeau pour la ménagère qui sert d'épouse au lectorat moyen de cette crasse. Dommage qu'il n'existe pas encore vraiment de concurrent dans la presse sportive quotidienne, ça ferait du bien !

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02/04/2006

De tout coeur, ...

Wow ! J'étais loin d'imaginer mon blog à la une sur skynet. C'est une belle occasion de les remercier pour ce geste et de vous remercier pour vos visites, pour vos commentaires et vos avis. Après un weekend dyonisiaque, j'ai donc décidé de me remettre au boulot, d'écrire à nouveau, quitte à renouer avec l'écoeurement des grands jours. On a rien sans rien comme ils disent dans ma campagne natale ! Allez, au travail...

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