17/10/2006

 

t40411020621501Pendant les quelques semaines de mon absence, il s'est passé pas mal de choses autour de nous. On a voté ... un peu comme on pouvait, faut bien le dire. Passée la première semaine où les scoops se sont succédés, annulés, escaladés parfois vulgairement, l'issue réelle du scrutin ("qui va gouverner où ?") se dessine enfin. Chez moi, à Liège, rien ne change... j'ai perdu mon temps dimanche dernier. Par contre - et la nouvelle me console vigoureusement - l'issue de la bataille namuroise a prouvé que l'on pouvait encore espérer de la démocratie quelques gifles correctrices... et quelques politiciennes couillues pour les adresser ! Autour d'Anselme, ça sent le souffre échaudé; l'allumette était passée une première fois sur la tranche du paquet au moment de l'accusation SOTEGEC, elle vient de repasser en cette fin d'élection synonyme d'éviction, reste à voir si les résultats de l'enquête dont il fait l'objet allumeront la mèche. La troisième est souvent la bonne.

Mais ce qui m'a surtout marqué dans cette dernière élection, c'est de voir à quel point notre système électoral flirte avec ses propres limites. Aujourd'hui, les partis forcent des majorités en s'unissant parfois, souvent, avec d'autres partis dont ils sont en principe l'antithèse, l'alternative ou l'opposant pur et dur. Qu'il s'agisse du PS avec le MR, du MR avec Ecolo, les contraires de toujours semblent de plus en plus ouverts l'un à l'autre quand le pouvoir est à la clé. Bon, d'accord, la première explication coule de source: comme les programmes des différents partis se ressemblent de plus en plus, il est de moins en moins étonnant que ces derniers s'acoquinent plus naturellement. Normal. Ok pour la théorie. N'empêche qu'en pratique, je me mets à la place des schaerbeekois de gauche qui ont voté écolo, je ne suis pas certain qu'ils apprécient tous la sauce turquoise à laquelle leurs 6 prochaines années vont être accommodées. Pareil pour tous les libéraux convaincus et bouffeurs de socialistes issus des nombreuses communes où le PS et le MR se sont associés pour régner. En somme, puisque les majorités absolues demeurent extraordinaires et que les partis sont contraints de s'unir souvent contre leur nature d'origine, à quoi cela rime-t-il encore d'avoir des convictions politiques ?

09:56 Écrit par le temps passe, le reste reste. dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

mwé on se demande pkoi on nous "oblige" à aller voter ?dans ma commune au départ c'était PS+CDH+catho flamands(!) contre MR+Ecolo/liberauxflamands et le résulat final est MR+PS aux commandes de la commune ?? :))

Écrit par : bio | 18/10/2006

Les commentaires sont fermés.