14/11/2007

From Mad Magazine

“The only reason a great many American families don't own an elephant is that they have never been offered an elephant for a dollar down and easy weekly payments.”
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13/11/2007

La pandiculation du coq !

Brrr, il fait froid ce matin. Je ne suis pas mécontent de pouvoir me réchauffer quelques minutes sur ce blog désert. J'ai été bien inspiré en ne fermant pas la porte à clef l'hiver dernier.

Avec ce qui nous arrive en Belgique depuis le mois de juin, vous pensez bien que j'ai souvent été tenté de revenir par ici. Tous les jours j'ai lu les journaux, j'ai écouté Jean-Pierre Jacqmin et Eddy Caekelbergs, j'ai attendu religieusement qu'il se négocie quelque chose, que l'on démine, que l'on informe ou l'on forme une esquisse de gouvernement. Rien. Seulement le silence creux de quelques orgueilleux qui se cognent. Et des déclarations stériles, bien sûr ! Oooh qu'ils m'ont gavé ces De Wever, ces Maingain, ces Vandeurzen... Tous ces egos semi-castrés qui jutent gratuitement face caméra mais qui sont infoutus se semer la moindre idée constructive quand il le faudrait.

picasso-coqEt Leterme, qu'a-t-il attendu pour convoquer la presse, toute la presse, et s'adresser pour une fois au pays tout entier ? Quel genre de premier ministre embourbe son pays dans la pire crise de son histoire sans prendre la peine de s'adresser - ne serait-ce qu'une seule fois - à la nation ? On a tous compris, je crois, que la Flandre exigeait une réforme de l'Etat, nous sommes d'ailleurs nombreux à y voir du bon sens dans une certaine mesure. Mais pourquoi ne comprend-il pas qu'il y a le contenu de la réforme d'un côté et la manière de la demander de l'autre ? Avec un minimum de politesse et de tact - quelques concessions utiles par exemples - Leterme serait déjà premier ministre. Et si vraiment nous lui déplaisons, ne peut-il pas feindre la sympathie comme tant d'autres avant lui ?

Et Reynders & Milquet qui complotent en dernier recours le vote mascarade de la scission de BHV en commission de l'intérieur à la Chambre. Histoire de laisser les politiciens du Nord berner leurs électeurs. " Voyez, bêtasses d'électeurs, comme nous avons été inflexibles avec les sangsues wallonnes ; comme nous avons osé un vote historique pour vous et pour la sainte Flandre !". Et au Sud de jouer les faux indignés mais vrais vainqueurs - "En votant à l'unanimité contre nous, les Flamands ont rompu le pacte belge mais nous avons gagné: la scission est repoussée en 2009 !" Ce vote n'était rien de plus qu'un coup de com' aux électeurs afin d'alléger les négociateurs du poids de certaines promesses intenables !
Si les intérêts flamands sont clairs, ceux de Reynders sont aveuglants d'irresponsabilité: reléguer le PS dans l'opposition est une bonne chose - l'alternance est la respiration d'une démocratie - mais faire primer cet objectif sur l'intérêt du pays entier relève de l'obsession maladive.


Aujourd'hui, la Belgique est victime de sa démocratie émancipée. On élit des poses et des slogans, plus du tout des personnalités. Nos hommes politiques ont de chouettes profils et des idées assimilables en une fraction de seconde, en mangeant devant le JT. Mais ils sont jeunes, inexpérimentés, confits dans l'orgueil et le besoin de reconnaissance. Ils excellent à la télé, paraissent invulnérables et hautains, mais ils gesticulent dans un néant sophiste, esclaves de leurs propres réseaux. Ils rêvent de puissance mais n'ont même pas l'élémentaire liberté de se défaire des brebis galeuses autour d'eux. Ils se veulent des sages mais ils éructent à la première occasion contre telle ou telle queue de kers.

Comme nous le rappelait justement les philosophes - publicistes de Pirelli: La puissance n'est rien sans maîtrise (de soi) !
Aaaah, la pub ...


photo: Fusain de Picasso: "le pandiculation du coq" - 1938

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